20/05/2011

Discographie (9): Survival

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Fin de l'année 1978, Bob Marley se rend, enfin, en Ethiopie, le pays vers lequel tous les Noirs d’Amérique doivent émigrer. C’est du moins ce qu’il chante depuis des années, reprenant les écrits de son mentor, Marcus Garvey.

Il revient en Jamaïque, plus militant que jamais. Son nouvel album ne va parler que de cela et il s'intitulera Black Survival. Plus tard, il deviendra Survival, par crainte de déplaire à son énorme public blanc.

L'album est enregistré dans son nouveau studio Tuff Gong, au rez-de-chaussée de sa maison à Kingston. Il ne comprend que des nouvelles chansons, à la différence des précédents albums qui comportaient toujours un ou plusieurs titres datant de la période avant « Island ».

Malgré la fatigue ressentie par Bob, déjà malade, et la tension qui en résulte, Survival est un album abouti, intelligent, mélodique et extrêmement bien produit par Alex Sadkin, un des ténors du métier.

Preuve de son engagement panafricain, Marley orne son album d’une pochette représentant le plan d’un bateau négrier entouré d’une petite cinquantaine de drapeaux de pays africains.

La chanson Zimbabwe reprise par les indépendantistes de Rhodésie de Sud lui vaut d’être un des invités d’honneur des cérémonies d’indépendance en avril 1980.

Bob Marley compte faire de ce disque le début d’une trilogie dont Uprising sera le deuxième volet.

Brice Depasse

 

Bob Marley and The Wailers: Survival (Island / octobre 1979)

Face A

So Much Trouble In The World (Marley) - 4:00

Zimbabwe (Marley) - 3:51

Top Rankin (Marley) - 3:11

Babylon System (Marley) - 4:21

Survival (Marley) - 3:54

 

Face B

Africa Unite (Marley) - 2:55

One Drop (Marley) - 3:51

Ride Natty Ride (Marley) - 3:51

Ambush In The Night (Marley) - 3:14

Wake Up And Live (Bob Marley/Anthony "Sangie" Davis) - 5:00

 

The Wailers en 1979

Voix, guitare -Bob Marley

Voix - I Threes (Rita Marley, Judy Mowatt, Marcia Griffiths)

Basse - Aston "Family Man" Barrett, Val Douglas  sur Wake Up And Live

Batterie - Carlton "Carlie" Barrett, Carlton "Santa" Davis sur Africa Unite, Mikey "Boo" Richards sur Wake Up And Live

Guitare et voix- Junior Marvin

Guitare - Al Anderson

Clavier et voix - Tyrone Downie, Earl "Wya" Lindo

Harmonica - Lee Jaffe

Saxophone alto et tenor - Dean Fraser

Saxophone alto - "Deadly" Headly Bennett

Trombone - Donald "Nambo" Robinson, Melba Liston, Luther François

Trompette - Junior "Chico" Chin, Jackie Willacy,  Micky Hanson

Percussions - Alvin "Seeco" Patterson ainsi que Tyrone Downie, Earl "Wya"Lindo, Aston et Carlton "Carlie" Barrett sur Babylon System

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19/05/2011

Discographie (8) : Babylon by bus

 

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Ce double album live est un flamboyant témoignage de la tournée mondiale de 1978 mais surtout un des plus grands double live de l'histoire du rock. Rock est vraiment l'impression que Marley souhaite laisser à l'auditeur au terme de l'écoute de cet enregistrement réalisé à Paris (et à Paris uniquement contrairement à ce qui est écrit sur la pochette de l'album). Ce ton, il l'obtient grâce aux choix des titres et aux solos de guitares (magistraux) d'Al Anderson mis en avant au mixage. Babylon by bus est, vous l'avez compris, un indispensable de cette période bénie que fut la décennie 70 marquée par l'empreinte de Bob Marley. Ca groove (Positive vibration, Stir it up), ça chante (Is this love, Jammin') et ça rock (Punky reggae party, Get up, stand up, Lively up yourself). Trois ans seulement après le déjà fameux Live ! Marley s'impose définitivement comme un des géants de la scène mondiale. Babylon by bus devient dès sa sortie un disque live culte comme le Seconds out de Genesis ou Welcome back my friends d'ELP qu'on retrouve dans toutes les chambres d'étudiants.

Point commun avec le Physical Graffiti de Led Zeppelin, la pochette de Babylon by bus est découpée : représentant l'avant et l'arrière d'un bus américain sur la page une et quatre, elle permet de voir à l'intérieur des photos live que le propriétaire du disque peut varier. Pourquoi Babylon by bus ? Parce que Babylone, c'est la terre des blancs (parallélisme avec l'ancien testament) que Marley et les Wailers parcourent en bus pour aller de concert en concert. Mais aussi parce que ce titre a été trouvé par un journaliste britannique dont le bus affrété pour la presse est tombé en panne sur le chemin de Stafford lui faisant manquer le show des Wailers.

Pour la grande histoire, c'est en avril 1978 qu'a lieu le One love peace concert au stade national de Kingston. C'est là que Bob Marley a réuni sur scène juste derrière lui Michael Manley et Edward Seaga, les deux leaders politiques à l'origine des violences de rue dont Kingston souffrait depuis des années et dont Bob Marley fut lui-même victime en décembre 1976. Leur poignée de main est entrée dans l'histoire de la Jamaïque, encrant par là-même Bob Marley dans la légende du pays.

Brice Depasse 

 

Bob Marley and The Wailers : Babylon by bus (Island / novembre 1978)

 

Face A

Positive Vibration (Bob Marley, crédité Vincent Ford) - 5:48

Punky Reggae Party (Marley/Perry) - 5:52

Exodus (Bob Marley) - 7:38 

Face B

Stir It Up (Bob Marley) - 5:20

Rat race (Bob Marley, crédité Rita Marley) - 3:37

Concrete Jungle (Bob Marley) - 5:38

Kinky Reggae (Bob Marley) - 4:50

Face C

Lively Up Yourself (Bob Marley) - 6:19

Rebel music (Bob Marley, crédité Aston Barrett/Hugh Peart) - 5:22

War/No more trouble (Bob Marley, crédité Alan Cole/Carlton Barrett/Bob Marley) - 5:30

Face D

Is This Love (Bob Marley) - 7:33

The Heathen (Bob Marley) - 5:30

Jamming (Bob Marley) - 4:39

 

The Wailers en 1978

 

Voix, guitare - Bob Marley

Voix - I Threes (Rita Marley,  Judy Mowatt, Marcia Griffiths)

Basse - Aston "Family Man" Barrett

Batterie - Carlton "Carlie" Barrett

Guitare - Junior Marvin, Al Anderson

Clavier - Tyrone Downie,  Earl "Wya" Lindo

Percussions - Alvin "Seeco" Patterson

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Discographie (7): Kaya

 

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 Tout le monde s'accorde aujourd'hui pour considérer KAYA, le sixième album studio de Bob Marley & the Wailers, comme un des grands classiques du rock. Et pourtant, je me souviens qu'à sa sortie, malgré le succès du 45 tours Is this love, on disait que cet album n'était vraiment pas terrible car il n'était constitué que de chutes de studio. C'est vrai que les dix titres du disque sont ceux que Bob Marley n'avait pas choisi parmi les vingt enregistrés lors des sessions londoniennes d'Exodus, l'année précédente. Précisons aussi que ces considérations étaient le fait de journalistes et de fans puristes du reggae qui tantôt rejetaient le son et les arrangements trop européens, tantôt étaient étonnés de l'absence de textes militants comme sur Exodus. La violence atteint son paroxysme en Jamaïque et dans les rues de Kingston ; Bunny et Peter, ses deux anciens compères publient Protest et Equal rights alors que Bob, lui, parle d'amour et de vie quotidienne. Non, les fans ne comprennent vraiment pas.

Mais de quoi Bob Marley parle-t-il sur cet album ? De fumer un pétard (Kaya est le mot patois jamaïcain pour désigner le ganga), d'amour (Is this love), de séparation (She's gone), bref de la vie à hauteur d'homme en Jamaïque (Sun is shinning, Satisfy my soul). Il se dégage en vérité de ce disque une quiétude, une positivité que vous retrouverez si un jour vous vous rendez sur la terre natale de Bob Marley, dans les montagnes de St Ann ou dans son jardin à l'arrière de sa maison de Hope road à Kingston. C'est dans ces textes que réside tout le spleen que Marley ressent déjà loin de la Jamaïque après seulement quelques semaines d'exil (volontaire) à Londres.

Avec le recul, Kaya est un album précieux, exceptionnel, d'une richesse et intelligence rares dont aucun titre ne ressort véritablement tant le niveau d'écriture et d'interprétation est élevé : écoutez Misty morning ou Running away, des titres jamais diffusés, pour vous en convaincre. Le temps a rendu justice à cet album; Bob le savait-il en chantant Time will tell sur le dernier titre ?

A écouter en boucle dans votre ipod.

 

Brice Depasse

 

 

Bob Marley and The Wailers: Kaya (Island / Mars 1978)

 

Face A

Easy Skanking (Marley) - 2:53 

Kaya (Marley) - 3:15

Is This Love (Marley) - 3:52

Sun Is Shining (Marley) - 4:58

Satisfy My Soul (Marley) - 4:30

 

Face B

She's Gone (Marley) - 2:25

Misty Morning (Marley) - 3:32

Crisis (Marley) - 3:54

Running Away (Marley) - 4:15

Time Will Tell (Marley) - 3:31

 

Bonus CD

 Smile Jamaïca (Marley) - 5:10

 

The Wailers en 1978

 

Voix, guitare - Bob Marley

Basse - Aston "Family Man" Barrett

Batterie - Carlton " Carlie' Barrett

Guitare - Junior Marvin

Clavier et voix - Tyrone Downie

Clavier -  Earl "Wya" Lindo

Saxophone tenor - Glen Da Costa

Trombone - Vin Gordon

Trompette - David Madden

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07/05/2011

Discographie (6): Exodus

 

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Enregistré pendant l'exil londonien de Bob Marley suite à la tentative d'assassinat dans sa maison de Kingston, Exodus est l'album du changement. Un nouvel amour est entré dans sa vie et il n'est pas passager comme les précédents. A un point tel que Bob emménage avec Cindy Breakspeare, la nouvelle Miss Monde. A un point tel qu'il écrit des chansons d'amour pour elle. Cela donne un album militant et philosophique sur la face A, avec des titres comme Exodus et Natural Mystic et très léger sur la face  B avec les classiques One love, Three little birds, Jamming, Waiting in vain et Turn your lights down low.

Cette merveille s'est, à sa sortie, moins bien vendue que le précédent Rastaman vibration. Mais dès l'année suivante, alors que les rangs des fans de Bob Marley grossissaient à vue d'oeil, Exodus est très vite devenu le must de sa discographie pour culminer avec la nomination par le Time Magazine au titre d'album of the Millenium. Un titre dont les Jamaïcains sont encore aujourd'hui très fiers.

 

Brice Depasse

 

Bob Marley and The Wailers : Exodus (Island / Juin 1977)

 

Face A

 

Natural Mystic (Bob Marley) - 3:28

So Much Things To Say (Bob Marley) - 3:08

Guiltiness (Bob Marley) - 3:19

The Heathen (Bob Marley) - 2:32

Exodus (Bob Marley) - 7:39 

 

 Face B



Jamming (Bob Marley) - 3:31

Waiting In Vain (Bob Marley) - 4:15

Turn Your Lights Down Low (Bob Marley) - 3:39

Three Little Birds (Bob Marley) - 3:00

One Love/People Get Ready (Bob Marley/Curtis Mayfield) - 2:53

 

Bonus CD

Jamming (Long Version) – 5:52

Punky Reggae Party (Long Version) – 6:52

 

The Wailers en 1977

 

Voix, guitare - Bob Marley

Voix - I Threes (Rita Marley, Judy Mowatt, Marcia Griffiths)

Basse - Aston "Family Man" Barrett

Batterie - Carlton "Carlie" Barrett

Guitare - Junior Marvin

Clavier et voix - Tyrone Downie

Clavier - Bernard "Touter" Harvey sur Three Little Birds, Earl "Wya" Linda sur So Much Tings To Say

Saxophone tenor - Glen da Costa

Trombone - Vin Gordon

Trompette - David Madden

Percussions - Alvin Patterson

23:16 Écrit par Brice Depasse dans Sur les traces de Bob Marley | Tags : bob marley, wailers, exodus, discography, disco
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04/05/2011

Discographie (4): Live!

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 Premier très grand succès pour Bob Marley, cet album a été enregistré sur un coup de tête.

Assurant la première partie de George Harrison au Lyceum Ballroom de Londres du 17 au 19 juillet 1975, Bob Marley et ses Wailers font un malheur. Chris Blackwell, le patron de Island, est tellement impressionné par leur prestation qu'il commande sur le champ le Rolling Stones Mobile et enregistre les deux soirs suivants ce qui sera considéré comme un des meilleurs Live de l'histoire du rock.

Le monde entier découvre avec ce nouvel album, le répertoire de l'auteur du tube de Clapton "I shot the sheriff" que Marley lui-même a réarrangé façon Clapton.

Trente-cinq ans après sa sortie, "Live !" reste un des disques les plus rock du répertoire de Marley.

 

Brice Depasse

 

 Bob Marley and the Wailers : Live! (Island / Décembre 1975)

 

Face A:

Trenchtown Rock (Marley) - 4:23

Burnin' and Lootin' (Marley) - 5:11

Them Belly Full (But We Hungry) (Marley, crédité Lecon Cogill/Carlton Barrett) - 4:36

Lively Up Yourself (Marley) - 4:33

Face B

No Woman, No cry (Marley, crédité Vincent Ford) - 7:07

I shot the sheriff(Marley) - 5:18

Get up, Stand up (Marley/Tosh) - 6:32

Bonus CD

Kinky reggae (Bob Marley) - 7:35


Les Wailers en 1975

 

Voix guitare - Bob Marley

Voix - Rita Marley, Judy Mowatt

Basse - Aston "Family Man" Barett

Batterie - Carlton "Carlie"

Guitare - Al Anderson

Clavier - Tyrone Downie

Harmonica - Lee Jaffe

Percussions - Alvin "Seeco" Patterson

12:08 Écrit par Brice Depasse dans Sur les traces de Bob Marley | Tags : bob marley, wailers, discography, discographie, disco, live, live!
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14/04/2011

Discographie (3) : Natty dread

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Natty Dread est l'album de la transition. Après le départ des amis d'enfance Peter Tosh et Bunny Wailer, Bob Marley assume le leadership qu'il exerçait déjà sur les Wailers.

Sur cet excellent disque, la paternité des chansons est bien répartie entre les membres (Rita, la femme de Bob est d'ailleurs créditée sur deux titres) mais essentiellement pour des raisons de contrat d'édition.

Rayon des classiques, on notera la première plage Lively up yourself que Marley chantera très longtemps en ouverture de concert et, bien sûr, dans le mythique Live ! enregistré en Angleterre publié l'année suivante.

Mais la pièce maîtresse, immortelle, la plus reprise par les artistes et la plus chantée par le public est sans conteste No woman, no cry. Dans sa version originale beaucoup plus rythmée que dans celle du live qui la popularisera, cette chanson est autobiographique par excellence. Marley y évoque son enfance passée dans la cour derrière la petite maison de sa mère. Ce "yard", comme on l'appelle à Trenchtown, un des quartiers populaires de Kingston, était ouvert à tous. C'est là que le petit Bob retrouvait tous ses copains pour jouer, des copains qui l'ont aidé à traverser une vie de misère. No woman, no cry est créditée au nom d'un de ces enfants : Vincent Ford, dit Tartar. "Sans lui, a déclaré un jour Marley, je serais mort de faim plusieurs fois." Juste retour. Marley n'a pas oublié. Il lui offrira d'autres rentes en créditant plusieurs de ses chansons à son nom.

Brice Depasse

 

 Bob Marley and the Wailers: Natty dread (Island / Octobre 1974)

 

Face A

  1. Lively up yourself (Bob Marley) – 5:11
  2. No woman, no cry (Vincent Ford) – 3:46
  3. Them Belly Full (But We Hungry) (Lecon Cogill/Carlton Barrett) – 3:13
  4. Rebel Music (3 O'Clock Roadblock) (Aston Barrett/Hugh Peart) – 6:45

Face B

  1. So Jah Seh (Rita Marley/Willy Francisco) – 4:27
  2. Natty Dread (Rita Marley/Allen Cole) – 3:35
  3. Bend Down Low (Bob Marley) – 3:22
  4. Talkin' Blues (Lecon Cogill/Carlton Barrett) – 4:06
  5. Revolution (Bob Marley) – 4:23

Bonus CD

  1. Am-A-Do (Bob Marley) - 3:20

 

Les Wailers en 1974 :

  • Voix, guitare : Bob Marley
  • Basse : Aston Barrett
  • Batterie :  Carlton Barrett
  • Piano, orgue : Bernard "Touter" Harvey
  • Guitare solo : Al Anderson
  • Choeurs : I-Trees (Rita Marley, Judy Mowatt, Marcia Griffiths)

15:48 Écrit par Brice Depasse dans Sur les traces de Bob Marley | Tags : bob, marley, natty, dread, discography, 1974, woman, cry
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12/04/2011

Discographie (1) : Catch a fire

Bob, Marley, catch, fire Catch A Fire est le premier véritable album de Bob Marley & the Wailers (ne tenez pas compte de la chronologie que vous retrouvez sur internet : les CD des enregistrements des années 60 sont en fait des compilations de 45 tours publiés en Jamaïque par Bob Marley).  Enregistré à Kingston en octobre 1972 et mixé à Londres, cet album sort en Angleterre (et en Belgique) chez Island en décembre de la même année (déjà).

S'il ne rencontre au départ qu'un petit succès (ce qui est déjà pas mal pour une époque où le terme de World Music n'existe pas encore et où l'horizon de la musique venue du tiers-monde se résume à quelques 45 tours exotiques tel le Pata Pata de Myriam Makeba), Catch a fire contient quelques futurs classiques de Marley tels Concrete jungle, Stir it up et Kinky reggae et deux titres signés Peter Tosh (Stop that train et 400 years).

A découvrir. Essentiel.

Brice Depasse

Bob Marley & the Wailers : Catch A Fire (Island / décembre 1972)

 

Face A
  1. Concrete Jungle (Marley) – 4:13
  2. Slave Driver (Marley) – 2:53
  3. 400 Years (Tosh) – 2:45
  4. Stop that train (Tosh) – 3:55
  5. Baby We've Got a Date (Rock It Baby) (Marley) – 3:57
Side two
  1. Stir it up (Marley) – 5:32
  2. Kinky Reggae (Marley) – 3:37
  3. No More Trouble (Marley) – 3:50
  4. Midnight Ravers (Marley) – 5:08
Bonus CD
  1. "High Tide or Low Tide" – 4:40
  2. "All Day All Night" – 3:26

 

 Les Wailers en 1972 :

  • Voix, guitare : Bob Marley
  • Voix, piano, orgue, guitare : Peter Tosh
  • Voix, congas, bongos : Bunny Wailer
  • Rythmique : Aston et Carlton Barrett

10:52 Écrit par Brice Depasse dans Sur les traces de Bob Marley | Tags : peter, tosh, bunny, wailer, catch, fire, island, blackwell, marley, wailers, discography
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